La physique s'invite sur un terrain de rugby. Bac G Nouvelle Calédonie 2025.

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Au rugby, une chandelle est un tir au pied vers l’avant et très en hauteur qui permet au tireur, sur sa lancée, de récupérer le ballon à sa retombée avant l’adversaire. Dans cet exercice, on se propose d’étudier une chandelle par une approche dynamique dans la première partie ; la seconde partie concerne une étude énergétique.
Les parties A et B de cet exercice sont indépendantes et peuvent être traitées séparément.
Lors d’un entrainement, un joueur de rugby réalise une chandelle. Le système considéré est le ballon de rugby, assimilé à un point matériel de centre de masse noté G. Le mouvement du ballon est étudié dans le référentiel terrestre supposé galiléen et muni du système d’axes (Ox, Oz), de base (O ; i; k ). À t = 0 s, le joueur communique au ballon, de masse m, une vitesse v0  qui forme un angle a avec l'horizontale. Le ballon se trouve alors à une hauteur h au-dessus du sol comme indiqué sur la figure.

Hypothèses :
 La valeur du champ de pesanteur terrestre local  est considérée uniforme.
 Les frottements liés à l’action de l’air sont supposés négligeables.
Données : Intensité de la pesanteur terrestre : g = 9,81 m·s–2 .
 Valeur v0 de la vitesse initiale communiquée au ballon : v0 = 20,5 m.s–1 .
 Altitude initiale du ballon : h = 90 cm.
 Angle à l’instant initial : a = 70°.
Partie A – Étude dynamique d’une chandelle
1. En précisant la loi utilisée, exprimer les coordonnées du vecteur accélération  du ballon à l’instant t .
La seconde loi de Newton conduit à : ax(t) = 0 ; az(t) = -g.
 2. Montrer que les équations horaires du mouvement sont :  x(t) = v0 × cos(a) × t  ; z(t) = – ½ × g × t 2 + v0 × sin(a) × t + h.
La vitesse est une primitive de l'accélération :
vx(t) =v0 × cos(a) ; vz(t) = -gt +v0 × sin(a) .
La position est une primitive de la vitesse :
x(t) = v0 × cos(a) × t  ; z(t) = – ½ × g × t 2 + v0 × sin(a) × t + h.
 3. Vérifier que le vol du ballon, jusqu’à ce qu’il touche le sol, dure 3,97 s.
– ½ × g × t 2 + v0 × sin(a) × t + h =0.
-4,905 t2 +20,5 x sin 70 t +0,90=0.
t2-3,927 t-0,1835=0.
Discriminant : (-3,927)2 +4 x0,1835 =16,154 =4,0192.
Racine positive retenue t = (3,927+4,019)/2=3,97 s
Une chandelle est réussie si le joueur de rugby qui a tapé le ballon le récupère. Lors de sa chandelle, le joueur saute et parvient à récupérer son ballon au bout de 3,82 s.
4. Calculer l’altitude du ballon lorsque le joueur le récupère.
z(3,82) = – ½ × 9,81 × 3,82 2 + 20,5 × sin(70) × 3,82 + 0,90 = 2,95 m.
 Lors de la coupe du monde 2023, le talonneur Julien Marchand a tapé le ballon, puis a sprinté vers le ballon avec une vitesse moyenne de 25,7 km·h –1 .
5. Déterminer si Julien Marchand aurait été capable de réussir la chandelle étudiée dans les questions précédentes (chandelle du joueur de rugby précédent avec les mêmes caractéristiques).
Distance horizontale parcourue par le ballon : x(3,82)=20,5 xcos(70) x 3,82=26,79 m.
Distance horizontale parcourue par Julien Marchand : 25,7 /3,6=7,14 m /s.
7,14 x 3,82=.27,3 m > 26,79 m.
Julien marchand aurait pu réussir la chandelle.

... =  =
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Partie B – Étude énergétique d’une chandelle
Par une modélisation numérique, on cherche à calculer la vitesse du ballon lorsqu’il est récupéré par le joueur. Pour cela, on effectue une étude énergétique du système défini dans la partie A à l’aide d’un programme en langage Python dont un extrait est présenté cidessous. Ce programme utilise les coordonnées x(t) et z(t) du vecteur position et vx (t) et vz (t) du vecteur vitesse obtenues par modélisation de la trajectoire du ballon. Les variables x, z, vx et vz sont déclarées dans le code mais non affichées dans l’extrait suivant :

L’exécution de ce programme permet d’obtenir le graphique suivant qui modélise l’évolution des énergies du point G au cours du temps.
6. Relever dans le code  la valeur de la masse du ballon.
m=0,440 kg.
7. Identifier les grandeurs calculées aux lignes 26 et 27.
ligne 26 : vitesse v.
ligne 27 : énergie cinétique.
8. Recopier et compléter le code des lignes 27, 28 et 29 du programme.
ligne 27 :Ec = 0.5*m*v**2
ligne 28 : Ep=m*g*z.
ligne 29 Em=Ec+Ep
 9. En justifiant, attribuer la nature de l’énergie correspondant à chaque courbe du graphique suivant.

Courbe1 : énergie mécanique constante.
Courbe 2 : l'énergie potentielle augmente puis décroït.
courbe3 : l'énergie cinétique diminue lors de la montée puis augmente lors de la descente.
10. Indiquer, en expliquant, si l’hypothèse sur les frottements de l’air, proposée au début de l’exercice, a été prise en compte dans la modélisation numérique.
L'énergie mécanique étant constante, les forces de frottement n'ont pas été prise en compte.
Le joueur tape le ballon et lui communique une vitesse initiale v0 dont la valeur est celle de la partie A. Il récupère le ballon à une altitude de 2,90 m.
11. À l’aide d’une étude énergétique, calculer la vitesse du ballon, en km·h –1 , lorsqu’il est récupéré par le joueur.
Energie cinétique initiale : 0,5 x0,44 x 20,52 =92,455 J.
Energie potentielle initiale : 0,44 x9,81 x0,90=3,885 J.
Energie mécanique : 92,455 +3,885 =96,34 J.
Energie potentielle final : 0,44 x9,81 x 2,90 =12,52 J.
Energie cinétique finale : 96,34 -12,52 =83,82 J.
Vitesse finale : ½mv2 =83,82.
v2 = 2 x83,82 / 0,44 =381 ; v = 19,52 m /s ou 19,52 x3,6 =70,3 km  / h.







  
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