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La
radioactivité au service de l'archéologie
( 5,5
points)
Isotope radioactif du carbone, le "carbone 14"
noté 14C est formé continuellement
dans la haute atmosphère. Il est très
réactif et donne rapidement du "gaz carbonique"
(dioxyde de carbone) qui, en quelques mois, se
mélange avec l'ensemble du gaz carbonique de notre
atmosphère. Il sera donc assimilé par les
plantes au même titre que le gaz carbonique produit
avec du carbone stable (les isotopes 12C et
13C ). On le retrouvera donc comme constituant de
la matière organique des animaux herbivores et
carnivores. [...]
Vers 1950, le chimiste américain W. Libby a
démontré [...] que tous les
êtres vivants sont caractérisés par le
même rapport du nombre de noyaux de 14C au
nombre de noyaux de 12C : N(14C) /
(12C).
En conséquence, un gramme de carbone pur extrait
d'un être vivant présente une activité
due au 14C, voisine de 13,6
désintégrations par minute, ce qui correspond
à "un âge zéro". Dans un animal ou un
végétal mort (tronc d'arbre, coquille fossile,
os... trouvé dans une caverne), le 14C
"assimilé" par l'animal ou la plante quand il
était vivant, décroît exponentiellement
en fonction du temps du fait de sa radioactivité
à partir de l'instant de sa mort. La comparaison(1)
de cette activité résiduelle aux 13,6
désintégrations par minute fournit directement
l'âge de l'échantillon fossile [...].
Au bout de 40 millénaires, iI reste moins de 1% du
14C que contenait initialement un
échantillon fossile ; cette teneur résiduelle
devient trop faible pour être déterminée
avec précision.
J.C Duplessy et C. Laj ; D'après une publication
du CEA ; Clefs CEA n°14 automne 1989
(1) : On suppose que la valeur 13,6
désintégrations par minute, pour un organisme
vivant, est restée constante au cours des derniers
millénaires.
- Désintégration du "carbone
14"
On donne les numéros atomiques suivants : Z = 6
pour le carbone (C) et Z = 7 pour l'azote (N).
- Pourquoi les noyaux de symboles
146C et 126C
sont-ils appelés isotopes ?
- Donner la composition du noyau de symbole
146C.
- Le "carbone 14" se désintègre "en azote
14". Ecrire l'équation de
désintégration du "carbone 14" en supposant
que le noyau fils n'est pas obtenu dans un état
excité. S'agit-il d'une radioactivité
a, b-,
b + ?
- Propriétés des
désintégrations radioactives
- Donner les caractéristiques des transformations
radioactives en complétant les phrases du cadre
ci-dessous à l'aide des mots ou expressions
proposés.
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La transformation radioactive d'un noyau
possède un caractère
|
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Mots proposés
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prévisible
|
aléatoire
|
périodique
|
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La désintégration d'un noyau...
celle d'un noyau voisin
|
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Expressions proposées
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n'affecte pas
|
modifie
|
est perturbée par
|
|
Un noyau "âgé" a... de se
désintégrer qu'un noyau
"jeune".
|
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Expressions proposées :
|
plus de chances
|
moins de chances
|
autant de chances
|
|
L'évolution d'une population d'un
grand nombre de noyaux radioactifs
possède un caractère...
|
|
Mots proposés
|
prévisible
|
aléatoire
|
périodique
|
- On propose trois expressions mathématiques
pour représenter l'évolution du nombre N de
noyaux de "carbone 14" restant dans l'échantillon
à la date t, l
étant la constante radioactive relative à
la désintégration étudiée
(l > 0) :
(a) N = N0.e(-lt)
; (b) N = N0-lt ;
(c) N = N0.e(lt)
- Dans chacune des trois expressions ci-dessus : Que vaut
N à t = 0 ? Quelle est la limite de N quand t tend
vers l'infini ? En déduire l'expression à
retenir parmi les propositions (a), (b) et (c), en
justifiant.
-L'activité à l'instant de date t est
donnée par la relation A =
A0.e(-lt). Que
représente A0 ? En s'aidant du texte,
donner pour un échantillon de 1,0 g de carbone
pur, extrait d'un être vivant, la valeur de
A0. A quel événement correspond
"l'âge zéro" cité dans le texte
?
- 3. Datation au "carbone 14"
Le temps de demi-vie de l'isotope est t1/2
=5,73 103 ans.
- Qu'appelle-t-on temps de demi-vie t1/2 d'un
échantillon radioactif ?
- Montrer que lt1/2=ln2.
-Calculer la valeur de l dans
le cas du "carbone 14", en gardant t1/2 en
années.
- Plusieurs articles scientifiques parus en 2004 relatent
les informations apportées par la
découverte d'Otzi, un homme naturellement
momifié par la glace et découvert, par des
randonneurs, en septembre 1991 dans les Alpes italiennes.
Pour dater le corps momifié, on a mesuré
l'activité d'un échantillon de la momie. On
a trouvé une activité égale à
7,16 désintégrations par minute pour une
masse équivalente à 1,0 g de carbone pur.
Donner l'expression littérale de la durée
écoulée entre la mort d'Otzi et la mesure
de l'activité de l'échantillon. Calculer
cette durée.
-A Obock (en République de Djibouti), des
chercheurs ont étudié un corail vieux de
1,2 105 ans (soit cent vingt mille ans).
D'après le texte, ce corail a-t-il pu être
daté par la méthode utilisant le "carbone
14" ? Justifier la réponse.
- Choix du radioélément
- Pour dater des roches très anciennes, on
utilise parfois la méthode potassium-argon. Le
"potassium 40", de demi-vie 1,3 109 ans, se
transforme en "argon 40". Quel pourcentage de noyaux de
"potassium 40" reste-t-il dans une roche au bout de 4
fois le temps de demi-vie ?
- Comme il est indiqué dans le texte pour le
"carbone 14", on suppose que la teneur résiduelle
minimale permettant d'effectuer une datation avec le
"potassium 40" est également de 1 % de la teneur
initiale. En comparant l'âge de la Terre, qui est
de 4.5 109 ans, à la demi-vie du
"potassium 40", préciser si la méthode de
datation par le "potassium 40" permet de mesurer
l'âge de la Terre. Justifier la
réponse.
corrigé
Les noyaux de symboles 146C et
126C sont appelés isotopes :
ils ne différent que par leur nombre de neutrons,
respectivement 14-6=8 et 12-6 = 6 ; ils possèdent le
même n° atomique ( ou nombre de charge Z=6).
composition du noyau de symbole
146C : 6 protons et 14-6 = 8
neutrons.
équation de désintégration du
"carbone 14" :
146C = 147N +
AZX
conservation de la charge : 6=Z+7 soit Z= -1
conservation du nombre de nucléons : 14 = A+14
soit A= 0.
émission d'un électron
0-1e donc radioactivité de type
b-.
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La transformation radioactive d'un noyau
possède un caractère
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Mots proposés
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prévisible
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aléatoire
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périodique
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La désintégration d'un noyau...
celle d'un noyau voisin
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Expressions proposées
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n'affecte
pas
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modifie
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est perturbée par
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Un noyau "âgé" a... de se
désintégrer qu'un noyau "jeune".
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Expressions proposées :
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plus de chances
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moins de chances
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autant de chances
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L'évolution d'une population d'un grand
nombre de noyaux radioactifs possède un
caractère...
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Mots proposés
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prévisible
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aléatoire
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périodique
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La bonne expression : (a) N =
N0exp(-lt)
; (b) N = N0-lt ; (c)
N = N0.e(lt)
à t=0 , N=N0, nombre de noyaux
initiaux
quand t tend vers l'infini , tous les noyaux se sont
désintégrés et, en conséquence
la limite de N est zéro: ce qui exclut les
expressions b et c.
L'activité A = A0.exp(-lt).
A0 : activité initiale à la date
choisie comme origine des temps.
pour un échantillon de 1,0 g decarbone pur,
extrait d'un être vivant, la valeur de A0
est, d'après le texte : A0 = 13,6
désintégrations/min ou 13,6/60
=0,227 Bq
"l'âge zéro" cité dans le texte
correspond à l'événement : mort de
l'être vivant.
temps de demi-vie t1/2 d'un
échantillon radioactif :
(ou période) notée t½, d'un
échantillon de noyaux radioactifs est égale
à la durée au bout de laquelle la
moitié des noyaux radioactifs initiaux se sont
désintègrés.
à t = t½, A(t½) =
½A0 = A0 exp
(-lt½)
; 0,5 = exp (-lt½)
; ln 0,5 = -lt½
; ln2 = lt½
dans le cas du carbone 14 :
l=
ln2/t½ = 0,69 / 5,73
103
=1,21 10-4
an-1.
expression littérale de la durée
écoulée entre la mort d'Otzi et la mesure
de l'activité de l'échantillon :
A = A0.exp(-lt) ; A
/ A0= exp(-lt) ; ln(A
/ A0) = -lt ;
ln(A0 / A) = lt ; t =
ln(A0 / A) / l.
t= ln(13,6/7,16) / (1,21 10-4 )=
5,30 104
années.
Datation du corail :
"Au bout de 40 millénaires, iI reste moins de 1%
du 14C que contenait initialement un
échantillon fossile ; cette teneur résiduelle
devient trop faible pour être déterminée
avec précision"
120 000 ans est bien supérieur à 40 000 ans
; en conséquence ce corail ne contient pratiquement
plus de carbone 14 ; cette teneur résiduelle ne
permet pas une datation précise.
la méthode potassium-argon :
pourcentage de noyaux de "potassium 40" restant dans une
roche au bout de 4 fois le temps de demi-vie :
à t=t½, il en reste 50% ; à
t=2t½, il en reste 25% ; à
t=3t½, il en reste 12,5% ; à
t=4t½, il en reste 6,25% ;( soit
2-4)
âge de la Terre, qui est de 4,5 109 ans ;
temps de demi-vie du "potassium 40" t½=1,3
109 ans ;
l'âge de la terre correspond à 4,5
109 /1,3 109 = 4,5/1,3 = 3,461 temps
de demi- vie du potassium 40.
Il reste donc : 2-3,461 = 0,091 ( 9,10 %) de
potassium 40, valeur supérieure à 1%.
la méthode de datation par le "potassium 40"
permet donc de mesurer l'âge de la Terre.
|
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Céramiques et ultrasons
(4 points)
Les ultrasons sont utilisés dans de nombreux
domaines de la vie courante : échographie,
détecteurs de présence dans les alarmes, etc.
Les émetteurs et les récepteurs d'ultrasons
sont fréquemment constitués de
céramiques piézoélectriques.
Les parties 1 et 2 de cet exercice sont
indépendantes.
- Emission et propagation de l'onde ultrasonore
produite par une céramique
piézoélectrique :
Lorsqu'on applique une tension sinusoïdale
d'amplitude suffisante et de fréquence
appropriée entre les deux faces
métallisées et opposées d'une
céramique piézoélectrique, elle se
met à vibrer. Lorsque la céramique entre en
résonance, elle émet des ultrasons. La
fréquence des ultrasons émis est
égale à la fréquence de vibration de
la céramique émettrice.
- Propagation des ondes ultrasonores :
On réalise le montage schématisé
figure ci-dessous. Le récepteur, constitué
d'une céramique réceptrice, est
placé à une distance d, face à la
céramique émettrice. Une tension de
même fréquence que les ultrasons
reçus apparaît aux bornes de la
céramique réceptrice. On visualise cette
tension sur la voie A d'un oscilloscope. L'oscillogramme
obtenu est représenté sur la figure
ci-dessous. Le coefficient de balayage est égal
à 10 µs/div et la sensibilité
verticale à 0,2 V/div. On rappelle que la
célérité des ultrasons dans l'air
est vair = 340 m.s-1 dans les conditions de
l'expérience.
Déterminer la période T et la
fréquence f de la tension observée à
l'oscilloscope. En déduire la fréquence
f des ultrasons. Justifier.
Donner l'expression littérale puis la valeur de la
longueur d'onde l des
ultrasons dans l'air.
- Résonance de la céramique
émettrice :
Pour une valeur appropriée de la
fréquence de la tension sinusoïdale
appliquée, son amplitude restant constante, la
céramique émettrice entre en
résonance. La tension sinusoïdale joue alors
le rôle d'un excitateur et la céramique
celui d'un résonateur. Que peut-on dire de la
valeur de la fréquence de la tension excitatrice
à la résonance ? Décrire
qualitativement le phénomène de
résonance en ce qui concerne l'amplitude de
vibration de la céramique.
- Oscillations libres dans un circuit RCL
série :
Pour étudier les conditions d'obtention
d'oscillations électriques libres à la
fréquence propre f0 = 40 kHz, on
réalise le circuit schématisé figure
ci-dessous. Un oscilloscope à mémoire
permet d'enregistrer la tension aux bornes du
condensateur. L'oscillogramme est
représenté sur la figure ci-dessous. La
bobine a une inductance de valeur L = 1,0 mH ; R est la
résistance totale du circuit. Le condensateur est
initialement chargé sous une tension Uc
= 4,0 V. A l'instant de date t = 0 s, on ferme
l'interrupteur K.
Comment appelle-t-on le type de régime
correspondant à la figure ci-dessus ?
Interpréter en termes d'énergie
l'amortissement des oscillations, que l'on observe.
Comment peut-on éviter l'amortissement des
oscillations, sachant que la résistance du circuit
ne peut être nulle ?
Dire si les affirmations ci-dessous concernant les
oscillations libres d'un dipôle RLC sont vraies ou
fausse. Commentez brièvement.
Affirmation 1 : En augmentant la résistance R
d'un dipôle RLC on observera toujours des
oscillations amorties.
Affirmation 2 : la valeur de la période propre
d'un dipôle RLC dépend de la charge initiale
du condensateur.
- Détermination de la capacité d'un
condensateur :
Dans le cas étudié, l'amortissement est
assez faible pour pouvoir confondre la pseudo
période du dipôle RLC avec la période
propre T0 du dipôle LC (L et C ayant les
mêmes valeurs respectives dans les deux cas). On
considère le circuit LC représenté
à la figure ci-dessous.L'interrupteur K est ouvert
et la tension aux bornes du condensateur est égale
à U0. A l'instant de date t = 0 s, on
ferme l'interrupteur K. Après avoir établi
l'expression de l'intensité i du courant en
fonction de la tension uc montrer que
l'équation différentielle
vérifiée par la tension uc(t)
aux bornes du condensateur est: d²uc/dt +
1/(LC) uc = 0
- La solution de cette équation
différentielle peut s'écrire
uc(t) = U0cos(2pt/T0).
En déduire, en utilisant l'équation
différentielle, l'expression littérale de
la période propre T0 du circuit.
Calculer la valeur à donner à la
capacité C du condensateur de manière
à obtenir des oscillations à la
fréquence f0 = 40 kHz.
corrigé
période T et fréquence f de la tension
observée à l'oscilloscope :
deux périodes correspondent à 5 divisions
soit 50 ms; T= 25ms
= 2,5 10-5 s.
fréquence f = 1/T = 105/2,5 = 4,0
104 Hz = 40 kHz.
fréquence f des ultrasons =
fréquence du signal observé à
l'oscilloscope = 40 kHz
" Une tension de même fréquence que les
ultrasons reçus apparaît aux bornes de la
céramique réceptrice"
expression littérale et la valeur de la longueur
d'onde l des ultrasons dans
l'air :
l = c /f = 340/4
104 = 8,5 10-3
m.
Résonance de la céramique
émettrice :
à la résonance la valeur de la
fréquence de la tension excitatrice est égale
à la fréquence propre du
résonateur.
Description du phénomène de
résonance en ce qui concerne l'amplitude de
vibration de la céramique :
la céramique est soumise à des oscillations
forcées ; à la résonance l'amplitude
des oscillations devient très grande alors que pour
des fréquences excitatrices très
différentes de la fréquence propre de la
séramique, l'amplitude des oscillations restet
faible.

Oscillations libres dans un circuit RCL série
:
- type de régime correspondant
à la figure : oscillations libres
pseudo-périodiques.
Interpréation en termes d'énergie
de l'amortissement des oscillations
:
au cours des échanges d'énergie entre
condensateur et bobine, une partie de l'énergie est
dissipée sous forme de chaleur ( effet joule) dans
les résistances ( conducteur ohmique)
- On éviter l'amortissement des
oscillations en compensant à chaque instant
l'énergie perdue ( par exemple à l'aide
d'un dispositif électronique simulant une
résistance négative)
L'affirmation 1 est fausse : "En augmentant
la résistance R d'un dipôle RLC on observera
toujours des oscillations amorties".
Aumgmenter R c'est augmenter l'énergie
dissipée sous forme d'effet joule ; les oscillations
s'amortissent de plus en plus : on aboutit à un
régime apériodique.
L'affirmation 2 est fausse : "la valeur de la
période propre d'un dipôle RLC dépend de
la charge initiale du condensateur".
La pseudo-période ( si amortissement faible)
dépend de l'inductance de la bobine et de la
capacité du condensateur T=2p(LC)½.
Détermination de la capacité d'un
condensateur :
équation différentielle
vérifiée par la tension uc(t) aux
bornes du condensateur
tension aux bornes du condensateur : uc(t) ;
avec q(t) = C uc(t) et i (t) =q(t) /dt = Cd
uc(t)/dt ; di(t)/dt =
Cd²uc(t)/dt²
tension aux bornes de la bobine : uL(t) =
Ldi(t)/dt = LCd²uc(t)/dt²
additivité des tensions : uc(t)
+uL(t) =0 ; uc(t)+
LCd²uc(t)/dt² =0
soit : d²uc/dt +
1/(LC) uc = 0
solution de cette équation différentielle :
uc(t) = U0cos(2pt/T0).
expression littérale de la période
propre T0 du circuit :
dériver deux fois uc(t) =
U0cos(2pt/T0)
par rapport au temps :
u'c(t) = -U02p/T0sin(2pt/T0)
; u"c(t) = -U0(2p/T0)2cos(2pt/T0)
= - (2p/T0)2uc(t)
repport dans l'équation différentielle : -
(2p/T0)2uc(t)
+ 1/(LC)uc(t) =0
cela est vérifié quel que soit t si :
(2p/T0)2 =
1/(LC) soit T0 = 2p(LC)½.
valeur de la capacité C du condensateur de
manière à obtenir des oscillations à la
fréquence f0 = 40 kHz :
T0 = 2,5 10-5 s ; C=
T²0/(4p²L)
= 2,5² 10-10/(4p²10-3)
=1,6 10-8 F = 16
nF.
|
|
Corrosion des
gouttières
Les précipitations sont naturellement acides en
raison du dioxyde de carbone présent dans
l'atmosphère. Par ailleurs, la combustion des
matières fossiles (charbon, pétrole et gaz)
produit du dioxyde de soufre et des oxydes d'azote qui
s'associent à l'humidité de l'air pour
libérer de l'acide sulfurique et de l'acide nitrique.
Ces acides sont ensuite transportés loin de leur
source avant d'être précipités par les
pluies, le brouillard, la neige ou sous forme de
dépôts secs.
Très souvent, les pluies s'écoulant des
toits sont recueillies par des gouttières
métalliques constituées de zinc.
Données : Masse molaire atomique du zinc :
M(Zn) = 65,4 g.mol ; loi des gaz parfaits : PV = nRT
Couples acide/base :
H3O+/H2O (l) ;
H2O (l)/HO- (aq) ; CO2,
H2O (l)/HCO3-(aq)
Le zinc est un métal qui réagit en milieu
acide selon la réaction d'équation : Zn (s) +
2 H3O+ = Zn2+ (aq) +
H2 (g) + 2 H2O (l)
- Suivi cinétique de la transformation :
Pour étudier cette transformation,
considérée comme totale, on réalise
l'expérience dont le schéma
simplifié est représenté sur la
figure 1.
A l'instant de date t = 0 s, on verse rapidement, sur
0,50 g de poudre de zinc, 75,0 mL de solution d'acide
sulfurique de concentration en ions oxonium
H3O+ égale à 0,40
mol.L-1. La pression mesurée à
cet instant par le capteur est Pi = 1020 hPa.
La formation de dihydrogène crée une
surpression qui s'additionne à la pression de
l'air initialement présent. Les valeurs de la
pression, mesurée à différentes
dates par le capteur de pression, sont reportées
dans le tableau suivant :
|
t(min)
|
0
|
1,0
|
3,0
|
5,0
|
7,0
|
9,0
|
11,0
|
15,0
|
20,0
|
25,0
|
30,0
|
35,0
|
|
P(hPa)
|
1020
|
1030
|
1060
|
1082
|
1101
|
1120
|
1138
|
1172
|
1215
|
1259
|
1296
|
1335
|
|
t(min)
|
45,0
|
50,0
|
60,0
|
70,0
|
80,0
|
90,0
|
110,0
|
140,0
|
160,0
|
190,0
|
240,0
|
300,0
|
|
P(hPa)
|
1413
|
1452
|
1513
|
1565
|
1608
|
1641
|
1697
|
1744
|
1749
|
1757
|
1757
|
1757
|
- Etablir le tableau d'évolution du
système.
- En déduire la valeur de l'avancement maximal
xmax. Quel est le réactif limitant
?
- On considère que le dihydrogène
libéré par la réaction est un gaz
parfait. A chaque instant la surpression (P
Pi) est proportionnelle à la
quantité n(H2) de dihydrogène
formé et inversement proportionnelle au volume
Vgaz de gaz contenu dans l'erlenmeyer : (P
Pi) Vgaz = n(H2)
RT, où Pi représente la pression
mesurée à la date t = 0 s, P la pression
mesurée par le capteur et T la température
du milieu (maintenue constante pendant
l'expérience).Quelle est la relation donnant
l'avancement x de la réaction en fonction de (P
Pi), Vgaz, R et T ?
On note Pmax la pression mesurée
à l'état final. Ecrire la relation donnant
l'avancement xmax en fonction de Pmax,
Pi, Vgaz, R et T. En déduire
la relation donnant l'avancement x =xmax(P
Pi)/(Pmax
Pi).
La courbe donnant l'évolution de l'avancement x en
fonction du temps est représentée sur la
figure 2 ci-dessous. Vérifier à l'aide de
la courbe la valeur de xmax trouvée
précédemment.
A l'aide du tableau des résultats,
déterminer la valeur de l'avancement à la
date t = 50,0 min. Vérifier cette valeur sur la
courbe.
Comment peut-on déduire de la figure 2
l'évolution de la vitesse volumique de
réaction au cours de la transformation chimique
étudiée ? Décrire qualitativement
cette évolution.
- Facteurs cinétiques :
2.1. Influence de la concentration en ions oxonium
On reprend le montage précédent (figure
1) et on réalise les trois expériences
suivantes :
|
|
expérience 1
|
expérience 2
|
expérience 3
|
|
température (°C)
|
25
|
25
|
25
|
|
masse initiale de zinc en
poudre
|
0,50 g
|
0,50 g
|
0,50 g
|
|
volume acide sulfurique versé
(mL)
|
75
|
75
|
75
|
|
concentration initiale en ion oxonium
(mol/L)
|
0,50
|
0,25
|
0,40
|
Pour chacune des expériences 1, 2 et 3, on a
tracé sur la figure 3 ci-dessous les trois courbes
(a), (b) et (c) représentant l'avancement de la
réaction lors des 50 premières minutes.
Associer à chacune des courbes de la figure 3
le numéro de l'expérience 1, 2 ou 3
correspondante. Justifier.
- Influence de la forme du zinc (division et
état de surface) :
On reprend le montage de la figure 1 et on réalise
trois nouvelles expériences : avec de la poudre de
zinc ; avec de la grenaille de zinc récemment
fabriquée ; avec de la grenaille de zinc de
fabrication ancienne.
|
|
expérience4
|
expérience5
|
expérience 6
|
|
température (°C)
|
25
|
25
|
25
|
|
masse initiale de zinc (g)
|
0,50
|
0,50
|
0,50
|
|
forme du zinc
|
poudre
|
grenaille
|
grenaille de sinc fabrication ancienne
recouverte d'une couche de carbonate de
zinc
|
|
Volume de la solution d'acide sulfurique
versé (mL
|
75
|
75
|
75
|
|
Concentration initiale en ions oxonium
(mol/L)
|
0,50
|
0,50
|
0,50
|
On trace les courbes × = f(t) pour les trois
expériences et on obtient la figure 4 ci-dessous
:
A partir des courbes obtenues lors des
expériences 4 et 5, indiquer quelle est
l'influence de la surface du zinc en contact avec la
solution sur la vitesse de réaction.
En milieu humide, le zinc se couvre d'une mince couche de
carbonate de zinc qui lui donne un aspect patine. A
partir des courbes obtenues, indiquer quelle est
l'influence de cette couche de carbonate de zinc sur la
vitesse de réaction.
- Pluies acides et gouttières :
Les précipitations naturelles et non
polluées ont un pH acide. Leur acidité est
due au dioxyde de carbone qui se dissout dans l'eau.
L'équation entre l'eau et le dioxyde de carbone
s'écrit : CO2 (aq) + 2H2O
(l) = HCO3-(aq) +
H3O+.
En France le pH moyen annuel des eaux de pluie est de
l'ordre de 5. A partir de la valeur du pH citée,
déterminer la valeur moyenne de la concentration
en ions oxonium H3O+
rencontrés dans les eaux de pluie.
Les trois facteurs cinétiques
étudiés dans la question 2. permettent-ils
d'expliquer la longévité des
gouttières en zinc dans les habitations ?
corrigé
Suivi cinétique de la transformation :
Quantités de matière initiales :
Zinc : n(Zn) = m(g) / M(Zn) = 0,50 / 65,4 = 7,6
10-3 mol
ion oxonium : n(H3O+)= volume
solution (L) * concentration (mol/L) = 0,075*0,4 = 3,0
10-2 mol
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avancement (mol)
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Zn (s)
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+ 2 H3O+
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= Zn2+ (aq)
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+ H2 (g)
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+ 2 H2O (l)
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initial
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0
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7,6 10-3
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3,0 10-2
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0
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0
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solvant en grand excès
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en cours
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x
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7,6 10-3-x
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3,0 10-2-2x
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x
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x
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fin
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xmax
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7,6
10-3-xmax
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3,0
10-2-2xmax
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xmax
|
xmax
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si le zinc est en excès : 7,6
10-3-xmax = 0 soit xmax
=7,6 10-3 mol
si l'acide est en excès : 3,0
10-2-2xmax = 0 soit xmax
=1,5 10-2 mol
on retient la plus petite valeur : xmax =7,6
10-3 mol ( zinc en défaut)
La courbe x(mmol) = f(t) tend vesre une valeur limite (
asymptote horizontale ) égale à 7,6 mmol
relation donnant l'avancement x de la réaction
en fonction de (P Pi),
Vgaz, R et T :
loi des gaz parfaitx : (P Pi)
Vgaz = n(H2) RT
le tableau d'avancement indique : x= n(H2)
d'où : (P Pi) Vgaz = x
RT (1)
relation donnant l'avancement xmax en fonction
de Pmax, Pi, Vgaz, R et T :
(Pmax Pi) Vgaz =
xmax RT (2)
diviser (1) par
(2) : (P Pi)
/ (Pmax Pi) = x/
xmax
soit x =xmax(P
Pi)/(Pmax Pi).
valeur de l'avancement à la date t = 50,0
min : P= 1452 hPa ; Pi= 1020 hPa ; Pmax
= 1757 hPa.
x= xmax(P
Pi)/(Pmax Pi)=
7,6(1452-1020) / ( 1757-1020) = 4,5
mmol.
cette valeur se retrouve sur la courbe.
évolution de la vitesse volumique de
réaction au cours de la transformation chimique
étudiée :
tracer les tangentes à diférentes dates
à la courbe x= f(t) ; les coefficients directeurs de
ces tangentes donnent dx/dt ; diviser par le volume V de la
solution pour obtenir la vitesse v = 1/V dx/dt.
Les tangentes sont de plus en plus inclinées sur
l'horizontale au cours du temps ; les coeffidinet directeurs
de ces droites diminuent au cours du temps : la vitesse de
la réaction diminue au cours du temps ( du fait de la
diminution des quantités de matière des
réactifs).
Zn (s) + 2 H3O+ = Zn2+
(aq) + H2 (g) + 2 H2O (l)
Facteurs cinétiques :
à chacune des courbes de la figure 3 le
numéro de l'expérience 1, 2 ou 3
correspondante :
Pour les trois expériences, la température
et la masse de zinc sont identiques ; par contre les
quantités de matière d'ion oxonium ( volume *
concentration) sont différentes.
Or la concentration de l'ion oxonium, l'un des
réactifs, est un facteur cinétique : la
vitesse, à une date donnée, est d'autant plus
grande que la concentration de cet ion est grande.
d'où l'assoaciation : ( courbe a :
expérience 1) ; ( courbe b : expérience 3) ;(
courbe c : expérience 2) ;
Influence de la forme du zinc (division et
état de surface) :
influence de la surface du zinc en contact avec la
solution sur la vitesse de réaction :
poudre : grande surface de contact ( expérience 4)
; grenaille : surface de contact plus faible que pour la
poudre ( expérience 5)
à une date donnée, la vitesse est d'autant
plus grande que la surface du réactif solide est
grande.
En milieu humide, le zinc se couvre d'une mince couche de
carbonate de zinc qui lui donne un aspect patine. (
expérience 6) : la vitesse de la réaction est
quasiment nulle ; le métal zinc est
protégé d'une attaque de l'acide par la couche
"protectrice" de carbonate de zinc.
Pluies acides et gouttières :
En France le pH moyen annuel des eaux de pluie est de
l'ordre de 5. La valeur moyenne de la concentration en ions
oxonium H3O+ rencontrés dans
les eaux de pluie est [H3O+]=
10-pH = 10-5
mol/L.
Les trois facteurs cinétiques étudiés
permettents d'expliquer la longévité des
gouttières en zinc dans les habitations :
en effet la concentration en ion oxonium est faible, le
métal est protégé par une couche de
carbonate de zinc protectrice, le métal
présente une très faible surface de contact (
par rapport à une poudre) avec les
acides.
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